
Pérorer sur le sujet ne me déplait pas. Pour une fois, le pouvoir en place est réellement en danger. Rien de pire qu’un ennemi dans son propre camp. Quelques camarades me demandaient qu’elle serait l’impact, selon moi, de l’appel du parquet à propos de l’affaire Clearstream. Quitte à paraître outrancier, je pense que Nicolas Sarkozy vient de remettre 2012 en question. Hier, il pouvait gagner. Aujourd’hui, ce n’est plus aussi simple. Je m’explique.
Sarkozy est un nerveux. Et il nourrit -c’est de notoriété publique- une formidable haïne à l’encontre de Dominique de Villepin, si différent de lui, si singulier également. L’intervention du parquet est vraisemblablement politique.
L’ancien Premier Ministre a t’il une chance en 2012 ? Honnêtement, j’en doute. Il n’a jamais été candidat à la moindre élection dans sa vie, alors débuter par une présidentielle… pas crédible. Pour être candidat il faut un parti, une base arrière, et il est recommandé d’avoir un mouvement ayant des dotations publiques (liées aux derniers résultats électoraux aux législatives) pour pouvoir emprunter, notamment.
Relaxé, de Villepin aurait poursuit son chemin politique… mais il aurait été médiatiquement moins intéressant, moins relayé aussi. Remis sur la sellette, c’est un poison, un diable, une bombe ambulante. Ses petites phrases assassines vont enfoncer Sarkozy dans le rôle du bourreau aux yeux de l’opinion… Le Président est pris à son propre piège et ne peut pas publiquement répondre comme un vulgaire député ou un porte-parole de l’UMP : c’est le chef de l’Etat !
La procédure d’appel devrait aboutir à une relaxe ou une condamnation… d’ici 2011, l’été sans doute ! A la veille d’une présidentielle, pensez-donc… Grave danger sur la Sarkocratie !
Reste que sur le fond politique, je ne vois pas en Villepin une chance. Ni un recours. Les français auront, je l’espère, assez de mémoire pour se souvenir que son passage au Matignon ne fut pas des plus productif (CPE et j’en passe !).
SP.